Scientist Support for 30% by 2030

Photograph: Christina Mittermeier

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1st May 2020

We are at a crucial time for ocean conservation. Key decisions in the near future will set the course for a decade of action which will define the future of the sea. We, the undersigned, call on you to support an ambitious global target through the Convention on Biological Diversity’s Post-2020 Framework, to safeguard at least 30% of the ocean in a network of highly or fully protected, well managed marine protected areas (MPAs) and other effective area-based conservation measures (OECMs) by 2030.

Ocean health is vital to all life on Earth, yet is in a state of decline. Human activities are driving significant overfishingi, the loss of marine biodiversityii, the destruction of coastal environments, pollution of marine habitats and the warming, acidification, and deoxygenation of the ocean, threatening not only marine life, but the wellbeing of people today and into the future. The current target to protect 10% of the ocean by 2020 (codified in the CBD and Sustainable Development Goals), while a good start, is not sufficient to reverse biodiversity loss or help mitigate the impacts of rapid global change.

Scientific evidence suggests that to secure a healthy, productive, and resilient marine environment, at least 30% of the world’s ocean must be safeguarded in a network of well managed MPAs and OECMsiii. It has been shown that protected areas that do not allow industrial extraction such as long-line fishing or deep-sea mining are crucial to restore and protect biodiversity.iv, v, vi

We are inspired by the progress the world has made on ocean protection over the past ten years. At the same time, we note with concern that a number of countries’ submissions to the World Database of Protected Areas (WDPA)vii, the global database used by the United Nations to measure progress against the 10% goal, do not meet minimum international standards, such as those established by the International Union for Conservation of Nature (IUCN)viii, which require the prohibition of industrial extractive activity. These commitments provide little to no biological benefits and give a skewed impression of progress against global ocean protection targets. By some estimates, a third of the area identified as protected in the WDPA does not meet minimum international standards for MPAs. Global conservation efforts are being undermined by accrediting protected areas that do not support the recovery of the ocean. The levels of protection for biodiversity within these sites must quickly be enhanced to render them effective.

Over the coming months and years, it is critical that existing and new ecologically representative protected areas cover at least 30% of the ocean, meet the IUCN’s standards for protected areasix, and are effectively managedx. A high level of protection is necessary for a high level of benefit. This is the only way to secure a sustainable and abundant ocean and to build resilience against emerging threats such as climate change. Marine life and the indigenous people and local communities that depend on the ocean for their food and livelihoods rely on leaders like you to help the world deliver on ambitious ocean protection targets.

We call on you to support a global call to protect and conserve at least 30% of the ocean and to preserve the integrity of the term “marine protected area”. Weakening this standard will not get us to our goal of protecting global ocean health, which is vital to all the people of this world.

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1 mai 2020

Nous sommes à un moment crucial pour la conservation des océans. Des décisions clés dans un avenir proche ouvriront la voie à une décennie d’action qui définira l’avenir de la mer. Nous, soussignés, vous invitons à soutenir un objectif mondial ambitieux à travers le cadre post-2020 de la Convention sur la diversité biologique, pour sauvegarder au moins 30% de l'océan dans un réseau d'aires marines protégées (AMP) hautement ou entièrement protégées et bien gérées et d'autres mesures efficaces de conservation par zone (OECM) d'ici 2030.

La santé des océans est essentielle pour toute vie sur la Terre, pourtant elle est en déclin. Les activités humaines entraînent une surpêche importantei, la perte de la biodiversité marineii, la destruction des environnements côtiers, la pollution des habitats marins et le réchauffement, l'acidification et la désoxygénation de l'océan, menaçant non seulement la vie marine, mais le bien-être des populations aujourd'hui et dans l’avenir. La cible actuelle de protéger 10% de l’océan d’ici 2020 (codifiée dans le CBD et les Objectifs de Développement Durable), bien qu'un bon départ, n’est pas suffisante pour inverser la perte de biodiversité ou aider à atténuer les impacts d'un changement mondial rapide.

Les preuves scientifiques suggèrent que pour garantir un environnement marin sain, productif et résilient, au moins 30% des océans du monde doivent être protégés dans un réseau d’AMP et d’OECM bien géréesiii. Les données indiquent que les aires protégées qui ne permettent pas l'extraction industrielle comme la pêche à la palangre ou l'exploitation minière en haute mer sont cruciales pour restaurer et protéger la biodiversité.iv, v, vi

Nous sommes inspirés par les progrès que le monde a réalisés en matière de protection des océans au cours des dix dernières années. Cela étant, nous constatons avec inquiétude qu’un certain nombre de soumissions de pays à la Base de données mondiale des aires protégées (WDPA)vii, la base de données mondiale utilisée par les Nations Unies pour mesurer les progrès par rapport à l'objectif de 10%, ne répondent pas aux normes internationales minimales, telles que celles établies par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN)viii, qui exigent l'interdiction des activités extractives industrielles. Les engagements ne fournissent que peu ou pas de bénéfices biologiques et donnent une impression biaisée de progrès pour les objectifs mondiaux de protection des océans. Selon certaines estimations, un tiers des zones identifiées comme protégées dans la WDPA ne répond pas aux normes internationales minimales pour les AMP. Les efforts mondiaux de conservation sont sapés par l'accréditation d'aires protégées qui ne soutiennent pas la régénération de l'océan. Les niveaux de protection de la biodiversité au sein de ces sites doivent être rapidement améliorés pour les rendre efficaces.

Au cours des mois et des années à venir, il est essentiel que les aires protégées écologiquement représentatives, existantes et nouvelles, couvrent au moins 30% de l'océan, répondent aux normes de l'UICN pour les aires protégéesix et soient gérées efficacementx. Un niveau de protection élevé est nécessaire pour un niveau de bénéfice élevé. C’est le seul moyen d’obtenir un océan sain et fertile et de résister aux menaces émergentes comme celle du changement climatique. La vie marine, les peuples autochtones et les communautés locales qui dépendent de l'océan pour leur nourriture et leurs moyens de subsistance comptent sur des dirigeants comme vous pour aider le monde à atteindre des objectifs de protection des océans ambitieux.

Nous vous invitons à soutenir un appel mondial pour protéger et conserver au moins 30% de l'océan et pour préserver l'intégrité du terme «aire marine protégée». Affaiblir cette norme ne nous permettra pas d'atteindre notre objectif de protéger la santé mondiale des océans, qui est vitale pour tous les peuples de ce monde.

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1 de mayo de 2020

Mientras atravesamos un año crucial para la conservación marina, con metas clave para un futuro cercano, los abajo firmantes le pedimos su apoyo para juntos lograr un ambicioso objetivo global, a través del Marco Post-2020 del Convenio sobre la Diversidad Biológica (CDB). Dicho objetivo busca salvaguardar al menos un 30% del océano, a través de una red de Áreas Marinas fuerte o completamente protegidas (AMP), así como otras medidas eficaces de conservación basadas en áreas (OMEC), para el año 2030. La salud del océano es vital para toda la vida en la Tierra y, sin embargo, se encuentra en un estado de pleno deterioro. Las actividades humanas están impulsando la sobrepesca en forma significativai, la pérdida de biodiversidad marinaii, la destrucción de los ambientes costeros, la contaminación de los hábitats marinos, y el calentamiento, acidificación, y desoxigenación del océano; amenazando no solo a la vida marina, sino al bienestar presente y futuro de todas las personas en el planeta. El objetivo actual de proteger el 10% del océano para 2020 (codificado en el CDB y los Objetivos de Desarrollo Sostenible), aun cuando es un buen comienzo, no es suficiente para revertir la pérdida de biodiversidad o ayudar a mitigar los impactos del acelerado cambio global al que nos enfrentamos.

La evidencia científica sugiere que a fin de asegurar un ambiente marino saludable, productivo y resiliente, debemos proteger al menos un 30% del océano en una amplia red de AMP y OMECiii bien administradas. Se ha demostrado que las áreas protegidas que no permiten la extracción industrial como la pesca con palangre, o la minería en aguas profundas, son cruciales para restaurar y proteger la biodiversidad marina.iv, v, vi

Nos inspira el avance global de los últimos diez años en materia de protección del océano. Al mismo tiempo, observamos con preocupación que el número de envíos de varios países a la Base de Datos Mundial de Áreas Protegidas (WDPA)vii, que es la base de datos global utilizada por las Naciones Unidas para medir el progreso contra el objetivo del 10%, no cumplen con el mínimo internacional de normas, como las establecidas por la Unión Internacional para la Conservación de la Naturaleza (UICN)viii, mismas que requieren la prohibición de actividades extractivas industriales. Estos compromisos proporcionan pocos o nulos beneficios biológicos, y dan una impresión sesgada del progreso en relación con los objetivos globales de protección del océano. Según algunas estimaciones, un tercio del área identificada como protegida en la WDPA no cumple con los estándares internacionales mínimos para las AMP. Los esfuerzos de conservación global se deterioran al acreditar áreas protegidas que no apoyan la recuperación del océano. Para que realmente sean efectivos, los niveles de protección para la biodiversidad dentro de estos sitios deben mejorar rápidamente.

En los próximos meses y años, será fundamental que las nuevas y existentes áreas protegidas y ecológicamente representativas, cubran al menos el 30% del océano, cumplan con los estándares de la UICN para áreas protegidasix, y se administren de manera efectiva.x Un alto nivel de protección es necesario para obtener un alto nivel de beneficio. Esta es la única forma de asegurar un océano abundante y sostenible, y de construir a la resiliencia frente a las amenazas emergentes como el cambio climático. La vida marina, los pueblos indígenas y las comunidades locales que dependen del océano para su alimentación y sustento, dependen de líderes como Usted, para ayudar al mundo a cumplir los objetivos de protección del océano.

Por todo ello, solicitamos su apoyo para colaborar en un llamado global a proteger y conservar al menos el 30% del océano, y preservar la integridad del término "Área Marina Protegida". El debilitamiento de dicho estándar no nos llevará a nuestro objetivo de proteger la salud global del océano, que es vital para todas las personas en el planeta.

 

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Sign the Letter

Alan Friedlander, National Geographic Society, USA

Alan White, USAID SEA Project, Indonesia

Alberto R. Piola, Universidad de Buenos Aires, Argentina

Alex Rogers, Rev Ocean, Norway

Annette Broderick, University of Exeter, UK

Antonio Di Franco, Stazione Zoologica Anton Dohrn Napoli, Italy

Ayana Elizabeth Johnson, Ocean Collectiv, USA

Barbara Horta e Costa, University of Algarve, Portugal

Beth O'Leary, University of York, UK

Bob Richmond, University of Hawai‘i at Mānoa, USA

Boris Worm, Dalhousie University, Canada

Brendan Godley, University of Exeter, UK

Callum Roberts, University of York, UK

Carlos M. Duarte, King Abdullah University of Science and Technology, Saudi Arabia

Cassandra Brooks, University of Colorado, USA

Cindy Lee Van Dover, Duke University, USA

Dan Laffoley, IUCN Global Marine and Polar Programme, UK

Daniel Dunn, University of Queensland, Australia

Daniel Pauly, University of British Columbia, Canada

David Ainley, PenguinScience.com, USA

David Hyrenbach, Hawaii Pacific University, USA

Diego González Zevallos, Instituto Patagónico de Ciencias Sociales y Humanas (IPCSH) CCT CONICET-CENPAT, Argentina

Dirk Zeller, University of Western Australia

Diva Amon, Natural History Museum, UK

Doug McCauley, University of California, Santa Barbara, USA

Drasko Holcer, Croatia Natural History Museum, Croatia

Ellen Hines, San Francisco State University, USA

Ellen Pikitch, Stony Brook University, USA

Emanuel Goncalvez, Oceano Azul Foundation, Portugal

Erik Cordes, Temple University, USA

Ferdinando Boero, University of Naples Federico II, Italy

Fiorenza Micheli, Stanford University, USA

Geraldine Knatz, University of Southern California, USA

Giuseppe Notarbartolo di Sciara, Tethys Research Institute, Italy

Graham Edgar, University of Tasmania, Australia

Gregorio Bigatti, IBIOMAR-CONICET, Argentina

Guillermo Ortuño Crespo, Duke University, USA

Gustavo A. Lovrich, Centro Austral de Investigaciones Científicas (CADIC-CONICET), Argentina

Hugh Possingham, The Nature Conservancy, USA

Jamal Jompa, Hasanuddin University, Indonesia

Jean Harris, WildOceans, South Africa

Jenna Sullivan Stack, Oregon State University, USA

Jennifer Caselle, University of California, Santa Barbara, USA

Jennifer Jaquet, New York University, USA

Jessica Meeuwig, University of Western Australia

Joachim Claudet, National Center for Scientific Research (CNRS), France

Joeli Veitayaki, University of the South Pacific, Fiji

John Baxter, University of St Andrews, UK

John Cigliano, Cedar Crest College, USA

John M. Pandolfi, ARC Centre of Excellence for Coral Reef Studies, Australia

Jon Day, James Cook University, Australia

Juan Carlos Castilla, Pontificia Universidad Católica de Chile

Juan Díaz de Astarloa, Universidad Nacional de Mar del Plata, Argentina

Julie Hawkins, University of York, UK

Julien Rochette, Institute for Sustainable Development and International Relations (IDDRI), France

Kirsten Grorud-Colvert, Oregon State University, USA

Kirsten Thompson, University of Exeter, UK

Kristian Metcalfe, University of Exeter, UK

Lance Morgan, Marine Conservation Institute, USA

Laurence McCook, WWF - Hong Kong

Les Watling, University of Hawai‘i at Mānoa, USA

Lucy Hawkes, University of Exeter, UK

Lucy Woodall, University of Oxford, UK

Mark Costello, The University of Auckland, New Zealand

Mark Hixon, University of Hawai‘i at Mānoa, USA

Miriam Fernandez, Pontificia Universidad Católica de Chile

Nicola Weber, University of Exeter, UK

Octavio Aburto-Oropeza, Scripps Institution of Oceanography, USA

Olanike Adeyemo, University of Ibadan, Nigeria

Ove Hoegh-Guldberg, University of Queensland, Australia

P. Dee Boersma, University of Washington, USA

Pablo Garcia Borboroglu, Global Penguin Society, Argentina

Paolo Guidetti, Université Côte d'Azur, France

Peter Auster, University of Connecticut, USA

Peter Jones, University College London (UCL), UK

Peter Mackelworth, Blue World Institute of Marine Research and Conservation, Croatia

Philippe Curry, Institut de Recherche pour le Développement (IRD), France

Randy Thaman, University of the South Pacific, Fiji

Rashid Sumaila, University of British Columbia, Canada

Richard Pyle, Bernice Pauahi Bishop Museum , Hawaii

Rili Djohani, Coral Reef Training Centre, Indonesia

Rodolfo Werner, Antarctica and Southern Ocean Coalition, Argentina

Rodolphe Devillers, Institut de Recherche pour le Développement (IRD), France

Ruth Thurstan, University of Exeter, UK

Sam Weber, University of Exeter, UK

Sandy Tudhope, The University of Edinburgh, UK

Sara Maxwell, University of Washington, USA

Sarah Hameed, Marine Conservation Institute, USA

Sarah Hemstock, Bishop Grosseteste University, UK

Sarah Lester, Florida State University, USA

Simon Pittman, University of Plymouth, UK

Stefan Gelcich, Pontificia Universidad Católica de Chile

Steve Gaines, Bren School of Environmental Science and Management, USA

Steve Simpson, University of Exeter, UK

Steven Murray, California State University - Fullerton, USA

Stuart Pimm, Duke University, USA

Sylvaine Giakoumi, University of Queensland, Brisbane, Australia

Sylvia Earle, National Geographic Society, USA

Takao Yoshimatsu, Mie University, Japan

Tammy Davies, BirdLife International, UK

Telmo Morato, Okeanos Research Center, University of the Azores, Portugal

Thomas Shirley, Texas A&M University - Corpus Christi, USA

Vreni Haussermann, Pontificia Universidad Catolica de Valparaiso, and Huinay Scientific Field Station

Wallace J. Nichols, Author of Blue Mind, USA

Yossi Loya, Tel Aviv University, Israel

Yunus Mgaya, University of Dar es Salaam, Tanzania

Zainal Arifin, Indonesian Institute of Sciences (LIPI)

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